Cienfuegos, la Perle du Sud

Publié le par Marie-Claude DELAHAYE

Départ le matin de Trinidad pour La Havane. Les paysages se succèdent avec en toile de fond, au détour des virages, la mer des Caraïbes.

L'avancée du voyage.

L'avancée du voyage.

Vu du car. Ph. Delahaye.
Vu du car. Ph. Delahaye.

Vu du car. Ph. Delahaye.

Panneau de propagande sur lequel Cuba écrase le blocus américain. Ph. Delahaye.

Panneau de propagande sur lequel Cuba écrase le blocus américain. Ph. Delahaye.

Pour couper les 320 km de route nous faisons une halte dans la ville de Cienfuegos. C’est Christophe Colomb qui découvre en 1454 ce golfe qui rejoint la mer des Caraïbes par un étroit canal. L’endroit était alors habité par les indiens Jagua. La ville a été fondée en 1819 par le français Louis de Clouet, général dans l’armée espagnole, en compagnie d’une quarantaine d’immigrés français venant de Bordeaux et de Louisiane.

Le nom original de la ville était la Colonia Fernandina de Jagua. Elle sera renommée Cienfuegos, du nom du gouverneur général cubain de l'époque, José Cienfuegos, à l'occasion du dixième anniversaire de sa fondation.

"Cienfuegos est la ville qui me plaît le plus" dit le panneau. Ph. Delahaye.

"Cienfuegos est la ville qui me plaît le plus" dit le panneau. Ph. Delahaye.

Avant d’entrer au centre ville, nous suivons le Malicon (boulevard) qui longe le golfe. Nous sommes dans le quartier aristocratique de la Punta Gorda qui offre une vision imprenable sur la baie bordée de villas de caractère. Le bâtiment le plus étonnant est le Palacio de Valle construit au début du XXe siècle par un riche homme d'affaires. Cet édifice transformé depuis en hôtel restaurant mélange, sans mauvais goût, les styles gothiques, roman, vénitien et mauresque.

Le Malicon. Ph. Delahaye.

Le Malicon. Ph. Delahaye.

Le Palacio de Valle. Ph. Delahaye.
Le Palacio de Valle. Ph. Delahaye.

Le Palacio de Valle. Ph. Delahaye.

Intérieur mauresque du Palacio. Ph. Delahaye.

Intérieur mauresque du Palacio. Ph. Delahaye.

Nous sommes invités à déguster un cocktail (un de plus !) sur la terrasse d'où la vue sur la baie et ses alentours est magnifique.

Vue depuis le Palacio de Valle. Ph. Delahaye.
Vue depuis le Palacio de Valle. Ph. Delahaye.

Vue depuis le Palacio de Valle. Ph. Delahaye.

Au loin, une centrale atomique construite par les russes. À leur départ en 1989, tout a été arrêté. Elle n'a donc jamais fonctionné. Ph. Delahaye.

Au loin, une centrale atomique construite par les russes. À leur départ en 1989, tout a été arrêté. Elle n'a donc jamais fonctionné. Ph. Delahaye.

Sur le parking de l'hôtel. Ph. Delahaye.
Sur le parking de l'hôtel. Ph. Delahaye.

Sur le parking de l'hôtel. Ph. Delahaye.

Direction le centre ville.

Trottoirs à arcades. Ph. Delahaye.
Trottoirs à arcades. Ph. Delahaye.
Trottoirs à arcades. Ph. Delahaye.

Trottoirs à arcades. Ph. Delahaye.

L’arrivée du chemin de fer en 1850 puis le déplacement à l’ouest de l’industrie sucrière, favorisèrent l’éclosion de grandes fortunes dans la ville. De riches négociants firent construire du XIXe au début du XXe siècle de somptueux édifices au style néoclassique qui ceinturent le Parque José Marti. Ils sont tous restaurés grâce aux fonds de l’Unesco, la ville étant classée au patrimoine mondial depuis 2005.

Le Parc José Marti avec au fond la cathédrale, Purissima Conception. Ph. Delahaye.
Le Parc José Marti avec au fond la cathédrale, Purissima Conception. Ph. Delahaye.

Le Parc José Marti avec au fond la cathédrale, Purissima Conception. Ph. Delahaye.

Face à la cathédrale, la statue du fondateur du parti révolutionnaire, José Marti, apôtre de la lutte pour l'indépendance. Derrière lui, un arc de triomphe élevé à la gloire de tous ceux qui ont œuvré pour la République cubaine.

L'arc de triomphe porte la date du 20 mai 1902, jour de la libération du joug espagnol. Ph. Delahaye.
L'arc de triomphe porte la date du 20 mai 1902, jour de la libération du joug espagnol. Ph. Delahaye.

L'arc de triomphe porte la date du 20 mai 1902, jour de la libération du joug espagnol. Ph. Delahaye.

Bordant la place, on peut admirer le Théâtre édifié à la demande du testament de Tomas Terry, enrichi par l'exploitation de la canne à sucre et devenu maire de la ville. Construit de 1887 à 1889, il est aujourdhui classé monument national.

Vus depuis la cathédrale, le théâtre et le collège. Ph. Delahaye.

Vus depuis la cathédrale, le théâtre et le collège. Ph. Delahaye.

Le théâtre Tomas Terry. Ph. Delahaye.

Le théâtre Tomas Terry. Ph. Delahaye.

Le fronton est orné de mosaïques de l'atelier Salviati de Venise. Les masques de la tragédie et de la comédia del Arte encadrent la muse de la danse Terpsichore. Le hall avec ses peintures et ses candélabres fin de siècle contraste avec la simplicité de la façade. Il est dans le plus pur style du XIXe siècle parisien qu'appréciait Tomas Terry qui séjournait parfois à Paris où il mourut en 1886. Dans ce théâtre, Sarah Bernhard y joua Cléopâtre et Caruso y chanta Aïda.

Fronton du théâtre. Ph. Delahaye.

Fronton du théâtre. Ph. Delahaye.

Plafond du théâtre. Ph. Delahaye.

Plafond du théâtre. Ph. Delahaye.

Devant le théâtre Tomas Terry.

Devant le théâtre Tomas Terry.

À côté du théâtre, le collège. Ph. Delahaye.

À côté du théâtre, le collège. Ph. Delahaye.

Face au théâtre, de l'autre côté de la place, la préfecture. Ph. Delahaye.

Face au théâtre, de l'autre côté de la place, la préfecture. Ph. Delahaye.

À l'est de la place, le Palacio Ferrer surmonté de son belvédère. Il a été édifié à la fin du XIXe siècle et abrite la Maison de la Culture et un musée de l'artisanat cubain.  La propriété a été acquise par un magnat du sucre, José Ferrer, en 1905 qui a entrepris la construction du belvédère, de la pergola et la décoration des plafonds.

Le Palacio Ferrer. Ph. Delahaye.
Le Palacio Ferrer. Ph. Delahaye.

Le Palacio Ferrer. Ph. Delahaye.

De la place partent des rues larges et droites avec des bâtiments modernes et anciens.

Ph. Delahaye.
Ph. Delahaye.
Ph. Delahaye.

Ph. Delahaye.

L'histoire n'est jamais loin. "Nous sommes la continuité". De gauche à droite : Cespédes, le père de la Patrie; José Marti, apôtre de la lutte pour l'indépendance; Fidel Castro; Raoul Castro, président de 2016 à 2018; Miguel Diaz, élu président en 2019. Ph. Delahaye.

L'histoire n'est jamais loin. "Nous sommes la continuité". De gauche à droite : Cespédes, le père de la Patrie; José Marti, apôtre de la lutte pour l'indépendance; Fidel Castro; Raoul Castro, président de 2016 à 2018; Miguel Diaz, élu président en 2019. Ph. Delahaye.

Ph. Delahaye.

Ph. Delahaye.

Malgré l'impression de richesse de la ville surnommée la Perle du Sud, on n'oublie pas que l'on est à Cuba ! Ph. Delahaye.

Malgré l'impression de richesse de la ville surnommée la Perle du Sud, on n'oublie pas que l'on est à Cuba ! Ph. Delahaye.

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